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Exposition Tremblement de mer
C'est parti ! L'exposition Tremblement de mer vient de commencer à la galerie 15, rue Pierre Sémard à Toulon.
Pas de vernissage mais nous espérons pouvoir organiser un événement avant la fin de l'exposition, à la mi-mai.





Traversée de l'Atlantique - Janvier 2021
Le 2 janvier 2021, je m'envolerai vers Santa Cruz de Tenerife, aux Canaries, pour rejoindre mes amis Dominique Bucas, skipper de Souskai, et Stanislas Martin.
De là, nous entreprendrons quelques jours plus tard la traversée de l'océan Atlantique. Elle nous mènera à la fin du mois sur l'île aux Fleurs, la Martinique.
En Juillet 2020, nous avions effectué la première étape de cette aventure - Lorient - Santa Cruz -, 11 jours de navigation agitée... L'équipage ne change pas, il n'y a plus qu'à ravitailler en vivres et en gazole, et c'est parti.






Marcher à Kerguelen, extraits - J25
Voilà ! le dernier jour de notre trek aux îles Kerguelen est arrivé. Il y a 5 ans, jour pour jour, après 25 jours d’itinérance depuis notre départ au cap d’Estaing, nous terminions notre marche pour rejoindre l’ancienne station d’Armor, où l’embarcation de la Réserve naturelle allait nous récupérer et nous « rapatrier » vers Port-aux-Français, capitale de Kerguelen. Voici un dernier extrait du récit de François Garde et une photo de notre point d’arrivée.

Jeudi 17 décembre - 25e jour

« Premier levé, je vais m’asseoir dans les acaenas pour écrire, et admirer encore le Ross, déjà mis en gloire par le soleil, quand tous les autres reliefs demeurent indistincts. Dans la nuit, un long grondement sourd nous a intrigués - sans doute une monumentale chute de séracs.
(…)
Rien ne bouge dans la plaine de la Clarée. Quelques éructations d’éléphants de mer invisibles montent d’une terrasse en contrebas. Des manchots royaux juvéniles, cinq ici, trois là, trempent leurs pattes dans les méandres. Ils ignorent que je vais les quitter, ou s’en moquent. Aucun ne me supplie de rester. J’ai été, je demeure mineur et transitoire… »

Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort

 




Marcher à Kerguelen, extraits - J24
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.

ATTENTION !!!! DEMAIN ON ARRIVE !

Mercredi 16 décembre - 24e jour

« Le camp, à quatre cents mètres d’altitude, est le plus haut du parcours. Un franc soleil nous surprend au réveil. Le ruisseau voisin, qui serpente entre coussins d’azorelle et coussins de neige résiduelle, glougloute aimablement. Vers l’aval, au-delà de la vallée Olsen, les reliefs du plateau central, nettement découpés par une lumière douce, paraissent uniformément bruns, bas, allongés voire alanguis, sous un ciel de porcelaine, orné de nuages bien élevés comme sur un dessin d’enfant.
Sans défaire la tente et sans les sacs,nous partons voir le point culminant de Kerguelen. Depuis le relief qui protégeait du vent notre campement, le mont Ross apparaît, tout proche, en majesté, d’une blancheur irréfutable. Nous surplombons un lac marron, dont les talus, raides, sont constitués de glace poudrée de poussière noire. »

Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort






marche à Kerguelen, extraits - J23
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.

Mardi 15 décembre - 23e jour

« Fred est loin devant, hors de vue, et Mika et Bertrand décident de manger sans lui, car nous ne trouverons pas de sitôt un creux à l’abri du vent. C’est la première fois que nous déjeunons séparés. Je m’inquiète de ne plus le voir, car bien des drames en montagne se nouent sur une divergence d’itinéraire, marginale au début et qui s’accroît. Et je m’inquiète tout autant d’entendre mes deux compagnons maugréer contre lui. Mika ne revendique aucune autorité, mais la fonction de guide qu’il a acceptée l’amène à se soucier de la progression du groupe, et pas seulement des deux plus lents. Comment peut-il orienter et réguler depuis l’arrière ?
Fred, lui, aime marcher seul et devant. Je le comprends, car j’aime aussi pratiquer de telles échappées - mais elles sont proportionnées à nos compétences : modestes chez moi, étendues chez lui. Où est-il donc, dans ce chaos d’éboulis et de moraines ? Comme la tente est portée par Bertrand et moi, si nous le perdons jusqu’au soir, sa situation deviendra périlleuse.
Nous repartons, et au bout d’un moment revoyons une tache orange en mouvement au-dessus de nous. »

Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard
Photographie de Michael Charavin et Bertrand Lesort




Marcher à Kerguelen, extraits - J22
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.

Lundi 14 décembre, 22e jour

« Nuit glaciale dans cette boîte en fer pas mieux isolée qu’une grotte, mais nuit sur un vrai lit, où le corps s ‘abandonne et se repose complètement.
Après un réveil plus tardif que d’habitude, et un petit déjeuner prolongé, nous procédons à des réparations diverses. Mika panse son matelas gonflable d’une rustine, je revisse de mon mieux mon bâton de marche indemne qui donne à son tour des signes de faiblesse, Fred soigne son pied, Bertrand se désespère d’une sandale dont la bride a lâché. À la surprise générale, Fred s’improvise cordonnier, et avec son couteau à lames multiples coupe, perce, pointe, saisit, faufile, et parvient avec le cordon d’une guêtre agonisante à réparer la sandale. Si la révolution culturelle survient et que les élites sont envoyées exercer des métiers manuels à la campagne, son affectation est toute trouvée. »

Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort




Marcher à Kerguelen, extraits - J21
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.

Dimanche 13 décembre, 21e jour

« Et puis le col, dans des bourrasques qui nous poussent en avant.
Sitôt après, je m’assieds, stupéfait. Sous de lourds nuages laissant tomber ici ou là un rai de lumière jaune, je dénombre sept plans successifs de montagnes. Les deux premiers sont bruns, tabulaires, ombrés de traces de végétation, et ferment le vallon que nous dominons. Les suivants sont noirs, à peine ourlés de neige, et rivalisent de formes agressives… »

Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort





Marcher à Kerguelen, extraits - J20
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.

Samedi 12 décembre - 20e jour

« Les avantages de la grotte sont la rapidité d’installation et la certitude que le vent et la pluie n’entreront pas - encore qu’ici le vent contourne l’obstacle et sait nous atteindre. L’inconvénient déjà éprouvé dans la grotte de val Danièle, est la température, égale à celle de l’extérieur quoi que nous fassions. (…) 
Mika a alors une idée de génie. Il propose de monter la tente dans la grotte. Je crois d’abord à une plaisanterie, mais non. Nous nous relevons, tentons l’expérience. Et il a l’oeil ! À quelques centimètres près, la tente intérieure tient exactement dans l’espace. Des guêtres installées sur les arceaux viennent les protéger du frottement contre le basalte abrasif. Et la caverne tout entière nous tient lieu de double toit. La température intérieur remonte rapidement. Nous retrouvons alors tout le confort, ayant optimisé le meilleur des deux solutions. »

Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort




Marcher à Kerguelen, extraits - J19
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.

Vendredi 11 décembre - 19e jour

« Je vais seul. Des goélands tournent. Des bonbons (*) dorment, ou me regardent d’un air ahuri, bouche entrouverte et naseaux éructant. Des bras successifs de rivière me bloquent, et je m’acharne à trouver des gués, sautant, contournant, biaisant, dans un jeu puéril et réjouissant. Mika et Bertrand, qui ont fini par repartir, notent à distance, j’espère, la voie que je leur montre. S’ils me suivent exactement, ils n’auront pas à mettre leurs sandales. J’ai toujours regardé comment Mika s’y prenait pour trouver le passage, et maintenant l’élève égale le maître… Je continue vaillamment , avec pour objectif une indentation peu élevée, à peine un col, qui dans un relief assagi ferme la baie.
Au bout d’un long moment, alors que je me croyais arrivé presque au pied de la colline, je me retourne et regarde en arrière pour mesurer mon triomphe. Mika et Bertrand sont loin de moi, difficiles à trouver, beaucoup plus haut dans la plaine, en passe de rejoindre Fred. »
(*) jeunes éléphants de mer.

Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort




marche à Kerguelen, extraits - J18
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.
Jeudi 10 décembre - 18e jour

« Ce matin, le froid est revenu, n’autorisant une sortie de la tente qu’au dernier moment. Nous partons plein est, pour ne pas revenir par la même route qu’à l’aller, et traversons la vallée des Sables. Il faut franchir quelques rivières, en devinant les passages guéables. Les mêmes rivières qu’hier, un peu plus en amont ? Les bancs de graviers, les mêmes îlots providentiels qui coupent le flux, les mêmes sauts de caillou en caillou, le même skua opportuniste qui nous surveille au cas où… Et je me dis que cette journée est identique à celle de la veille, et qu’elle pourrait ainsi se dupliquer à l’infini: nomadiser sans fin, passer de temps à autre dans des cabanes pour y voler de la nourriture, marcher sans cesse du matin au soir, sans but, sans trêve, sans répit, éternellement. »

Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort

    




Marche à Kerguelen, extraits - J17
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.
Mercredi 9 décembre - 17e jour

« Enfin nous arrivons en vue de la plage de la Possession, un demi-cercle au fond de l’anse du Gros Ventre. Aucune houle, à peine des vagues, le plan d’eau inspire confiance. Les nuages sont revenus, dans un ciel pommelé idéal. Mes compagnons ont la délicatesse de me laisser passer en premier, je traverse une zone souilleuse, et aborde la plaine de galets qui me sépare de la plage. J’avance seul, serein, envahi par une émotion calme. Il ne s’agit pas de crier, de pleurer, de se mettre à genoux, d’embrasser le sol; mais juste d’être pleinement là, dans le vent qui revient, dans cette lumière océanique qui m’émerveille toujours; de savourer chaque pas qui m’amène à l’extrémité de l’île, plus heureux encore que les autres jours, doucement grisé par le sentiment impalpable et modeste d’une réussite. Seul, pleinement seul, quoique partageant ce rêve avec mes trois compagnons, seul comme à chaque moment essentiel d’une vie. »

Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort




Marcher à Kerguelen, extraits - J16
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.
Mardi 8 décembre - 16e jour

« Mika connaît les secrets de la naissance des montagnes et des caprices des glaciers; Bertrand ceux de la danse des vents, des nuages et de la pluie; Fred ceux du corps humain et de ses misères. Chacun d’eux possède une expertise indispensable et la partage avec générosité.
Et moi ? Tous mes savoirs - histoire, pouvoirs publics, littérature, musique… -, auxquels je tiens, dont je me croyais fier, et qui sans doute me définissent, ici sont inutiles. Ils se réduisent à d’amusants et vains bibelots pour la conversation, mais n’apportent rien au groupe. Le succès de notre périple se joue pour un quart avec mes jambes, jamais avec ma tête. Simple fantassin, je marche grâce aux sciences de mes compagnons.
Aucune humilité, réelle ou feinte, dans ce constat. Il confirme que notre groupe est judicieusement composé, et que je ne suis pas un aventurier. Raison de plus pour vivre avec intensité chaque seconde d’une pareille expérience. Je m’aventure aux confins du monde, et tout autant aux confins de moi. »

Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort





Marche à Kerguelen, extraits - J15
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.

Lundi 7 décembre - 15e jour

« L’entrée du fjord des Portes Noires se faufile entre deux massifs, les Sentinelles au nord et Château-Gaillard au sud. Le seuil étroit, sinueux, n’est profond que dans un chenal naturel indécelable. Bertrand, qui n’a pourtant pas la réputation d’un commandant timoré, n’a jamais osé y engager son navire. Il jubile de triompher autrement de l’obstacle, et de prendre comme marcheur sa revanche sur le site.
Le passage en bord de mer se révèle impossible. Nous montons dans les Sentinelles par une vallée orientée à l’est qui entaille son piémont, jusqu’à un belvédère. Vue d’en haut, le fjord ressemble à une carte postale de Norvège: eaux noires impassibles, falaises verticales striées de cascades. On croirait un canal creusé par l’homme. Son parcours en lignes brisées ne permet pas de le voir en sa totalité: l’orée et le fond restent cachés. »
Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort




Marcher à Kerguelen, extraits - J13 et 14 (week-end de repos)
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.

Samedi 5 décembre - 13e jour

« Après la bombée d’hier, décision prise à l’unanimité: relâche !
La cabane de Mortadelle se compose d’un dortoir et d’une pièce à vivre, avec une table et des bancs. Quoique métallique, elle conserve bien la chaleur. Elle est équipée d’un radiateur à gaz. Nous passons la journée au coin du fourneau, à manger, coudre, boire, réparer, manger encore, et réfléchir à la suite. La tiédeur et l’abondance de nourriture incitent à la torpeur. Nous entendons le vent hurler à l’extérieur. À deux pas du glacier, les averses de neige se succèdent.
Après déjeuner, je profite d’une éclaircie pour sortir, m’adosser au mur de la cabane et je regarde. Il me faut quelques minutes pour réconcilier ce que je vois avec mon souvenir de la carte. L’île de Kerguelen a approximativement la forme de la lettre K. on pourrait en sourire, mais je ne crois pas au hasard dans cette correspondance entre microcosme et macrocosme. »

Dimanche 6 décembre - 14e jour

« Mortadelle ! Un sas, une vigie, la porte d’entrée vers les paysages inconnus de la péninsule Rallier du Baty. Ces plages, ces massifs où seules de brèves expéditions scientifiques s’aventurent très rarement… L’ouest de la péninsule, exposé à toutes les tempêtes, classé en zone de protection intégrale car exempt de toutes espèces introduites et presque de toute trace humaine, nous est interdit. L’est, protégé par des crêtes englacées qui dépassent les mille mètres d’altitude, nous suffira comme terrain de jeu.
Atteindre et dépasser Mortadelle, voilà ce qui m’a fait sortir de mon duvet chaque matin. Voilà pourquoi je consulte la carte chaque fois que j’en ai l’occasion. Voilà comment je mesure tout le chemin qui nous sépare encore de la plage du Gros Ventre. »

Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort






Marcher à Kerguelen, extraits - J12
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.

Vendredi 4 décembre - 12e jour

"Un long vallon s’ouvre devant nous, balayé par un vent constant et contraire d’au moins trente noeuds, qui chasse la neige à l’horizontale, nous fatigue, nous ralentit, nous bouscule, nous assomme. Pour lui donner moins de prise, il faut marcher courbés, les yeux protégés par les lunettes, fixés sur les empreintes du marcheur précédent, sans horizon ni visibilité. Rien ‘autre à faire que de conserver son allure, pousser sur ses bâtons et avancer sans penser ni se plaindre, sur cette pente douce et sans obstacle qui semble ne jamais pouvoir finir."

Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort.




Marcher à Kerguelen, extraits - J11
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.

Jeudi 3 décembre - 11e jour

« Après un petit déjeuner de travailleurs de force, encore un prétexte pour traîner un peu, se refaire un café, avec une dernière tranche de gâteau, puis encore une… Ainsi lesté, nous repartons d’un bon pas, malgré le poids des neuf jours de vivres. Je craignais un peu le redémarrage après la journée de pause, la protestation de tout le corps, mais au contraire, grâce au bain chaud peut-être, les muscles retrouvent avec un plaisir perceptible le rythme de la marche, dans une bruine bien installée. Nous remontons le Val Travers, souilleux tout du long, en restant en pied de Coline en rive gauche. Et après un premier verrou qui annonce les montagnes, nous admirons la cascade parfaite, comme la qualifie Fred : trois bras en haut, une vasque, deux bras au milieu, une vasque, trois bras en bas. Comme les trois niveaux ont la même hauteur, on croirait voir, dans le parc de Chambord ou du palais Pitti, une rocaille Renaissance. »

Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard
photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort




Marcher à Kerguelen, extraits - J10
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.

Mercredi 2 décembre - 10e jour

"Journée de paresse à la cabane de Val Travers. Après un repas pantagruélique hier soir, nous dormons avec bonheur, voluptueusement tard.
La cabane n’est qu’un petit hangar métallique éclairé d’un fenestron, avec deux bat-flanc superposés équipés de matelas, et une minuscule zone de vie, où nous tenons tout juste tous les quatre assis. La température intérieure atteint un niveau acceptable, et le degrés de confort ainsi provoqué nous plonge dans des combles de félicité : ne plus avoir à lutter en permanence contre le vent, se laisser un peu aller… L’expression « être à l’abri » tient toutes ses promesses."




Marcher à Kerguelen, extraits - J9

Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure. Mardi 1er décembre - 9e jour « Nous repartons silencieux et entamons la redescente vers Val Travers. Du côté du mont de la Tourmente, le paysage n’est pas moins étonnant. Tout le lacis du golfe des Baleiniers - îles, presqu’îles, baies, anses, isthmes, îlots, péninsules, lacs - se déploie en une carte géante. Le ciel absolument sans nuages colore l’océan d’un bleu dur et la terre d’un marron sans nuances, comme pour renforcer les contrastes. Bertrand retrouve les mouillages qu’il a pratiqués, des souvenirs de manœuvre ou d’aiguades. Nous identifions et nommons les principaux points. Dans le lointain, les montagnes de la péninsule Courbet, dominant Port-aux-Français. Une vue d’hélicoptère n’aurait pas fait mieux. D’une autre façon, l’immensité de Kerguelen et la complexité de son architecture s’offrent à nous, piétons opiniâtres. »




Marcher à Kerguelen, extraits - J8
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure. Lundi 30 novembre - 8e jour « Nous descendons la vallée de l’Arve d’un bon pas. Le sol de galets autorise une pointe de vitesse. Peu avant le confluent se cache une grotte, paraît-il habitable. Une marque orange sur un rocher signale un abri sous roche, sec, pentu, où l’on peut tenir assis à trois. Un message daté de 1983, encore lisible dans un bidon, donne quelques indications sur la vraie caverne un peu plus loin. Il est signé d’un Jean-Pierre et d’un Philippe. Je salue mes devanciers avec respect. Un peu plus bas en effet, en pied de falaise, jouxtant la plaine de fins graviers où la rivière paresseuse se déploie en de nombreux bras, évidente à trouver derrière un muret en pierres sèches, la caverne de l’Arve. »




Marcher à Kerguelen, extraits - J7
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure. Dimanche 29novembre - 7e jour « La pluie n’a pas cessé de la matinée : modérée, forte, en bruine, en crachin, en torrents, à l’horizontale, en tourbillons, en biais, en averses, En giboulées… Les Inuits ont paraît-il quinze mots pour désigner la neige, je n’en ai pas autant pour décrire ce qui nous tombe dessus, dans des modes différents, mais continûment. Nos habits et chaussures sont à nouveau trempés, nous marchons sur l’eau, dans l’eau, sous l’eau… » Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard. Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort


Marcher à Kerguelen, extraits - J6
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.
Samedi 28 novembre - 6e jour
"Le nuancier de Kerguelen est assez pauvre. Les lumières qui peinent à percer l’amoncellement de nuages semblent toujours rasantes, même en pleine journée, et déclinent dès le début d’après-midi.Taches jaune pâle des mousses, vert pâle des coussins d’azorelle, vert plus sombre des étendues d’acaena, taches brunes, grises et noires du sable et des rochers. Toutes ces teintes sont affadies, comme un tissu trop souvent lavé et qui a perdu son éclat. Ce camaïeu terne est relevé par le blanc d’un lichen, le presque rose d’un bloc erratique. Le bleu se réfugie dans la mer ou le ciel, mais la mer reste d’un bleu sombre, menaçant. Seul le ciel octroie parfois des éclats d’un bleu innocent, soutenu, généreux - toujours provisoire prompt à se voiler. Le rouge n’existe pas - sauf la cabane."
Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard.
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort




marcher à Kerguelen, extraits - J5
"En quelques jours, le sac à dos s’est laissé apprivoiser. Les hésitations du début ont disparu. Sans qu’il soit besoin de réfléchir, la main cherche et trouve.La cartographie précise du sac acquise une fois pour toutes ne varie jamais.
J’y transporte quelques objets personnels - vêtements, matelas gonflable, duvet; gamelle, gobelet, cuillère, couteau; brosse à dents, dentifrice; sandales, surpantalon - ainsi que ma quote-part de biens collectifs, double-toit, piquets et arceaux, corde, recharges de gaz et vivres.
Lorsque nous sommes installés pour la nuit, il semble impossible que tout ce dont nous avons besoin rentre dans les sacs. Et chaque matin le même tour de prestidigitation se répète et fait disparaître notre campement sur nos épaules.
Au départ, mon sac pesait vingt-cinq kilos. Chaque jour, il diminue d’environ huit cents grammes. À chaque cabane, il remontera à son poids initial, voire le dépassera."
Marcher à Kerguelen, François Garde, éditions Gallimard.
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort




Marcher à Kerguelen, extraits - J4
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, étions en train de marcher sur les Îles Kerguelen. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.

Jeudi 26 novembre - 4e jour

« La pluie ne cesse pas, ni le vent qui nous pousse avec plus d’autorité que de constance. À ma droite, la montagne est parfaitement rectiligne et striée de barres rocheuses horizontales. Avec les trombes d’eau qui se déversent depuis trois jours se sont formées à intervalles réguliers d’éphémères cascades, qui sautent les gradins les uns après les autres. Dans l’air saturé d’embruns comme par tempête en pleine mer, j’en compte à profusion, toutes de même importance et répétant le même dessin, puis renonce à les dénombrer. Les grandes eaux de Versailles ne sont que ruisselets, mesurées au débit de ce qui m’environne. Ce sont les jeux d’eau de la Villa d’Este démultipliés à l’infini, les fantaisies d’un fontainier de génie pour un cardinal romain devenu fou. Hippolyte d’Este avait son allée des cent fontaines ? Qu’il pâlisse, qu’il jalouse cette vallée des dix mille cascades. »




Marcher à Kerguelen, extraits - J3
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, marchions sur les Îles Kerguelen lors d'un trek de 25 jours. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée. Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.
Mercredi 25 novembre - 3e jour
"Contrairement à ce que je connais dans les Alpes, ici le sol est souvent trompeur. Les éboulis sont posés sur la tranche, les gravières sur l’eau, les blocs ne demandent à être que délogés. Une formation en particulier, localement baptisée la souille, reste la hantise du marcheur. Le pied s’y enfonce au moins jusqu’au sommet de la chaussure, qui s’y trouve collée par une boue gluante, et il faut beaucoup d’énergie pour l’en sortir, en appuyant sur l’autre pied, qui s’ensouille à son tour. On peut s’y enfoncer jusqu’au mollet, jusqu’au genou, voire jusqu’à mi-cuisse.
La souille est parfois visible, parfois dissimulée. La présence de cailloux, même de pierres, ne garantit pas un sol bien drainé, ni l’altitude. Rien de comparable avec la boue si prédictible, si franche des pires chemins en forêt après les grandes pluies d’automne ! La souille peut se trouver en pied de coteau, à son flanc, ou à son sommet, sans logique ni explications. Tout est préférable à la souille, l’éboulis, le lit d’un ruisseau, le tapis de mousse - tout, plutôt que d’affronter la traîtrise de ces marécages, de ces sphaignes."
Marcher à Kerguelen, François Garde. Éditions Gallimard.
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort




Marcher à Kerguelen, extraits - J2
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, marchions sur les Îles Kerguelen lors d'un trek de 25 jours. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée.
Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.

Mardi 24 novembre -  2e jour

"Nous parcourons une nature inentamée, sans pylônes, sentiers ni clôtures. Nous la restituons telle que nous l’avons très provisoirement reçue, sans rien y ajouter ou en retrancher. L’idée de marquer, de griffer, d’arracher ou d’abattre pour commémorer notre passage nous révulse. Aucun cairn par nous dressé n’est venu bavardement souligner un col ou un gué. Notre honneur est de rester furtifs.
Dans le jargon administratif, notre impact sur l’environnement a été estimé mineur et transitoire. J’avais souri de cette évaluation, pourtant nécessaire aux autorisations requises par notre projet. Je comprends aujourd’hui que c’est nous qui sommes ici mineurs et transitoires. Mineurs, car faibles et inexpérimentés comme des enfants. Kerguelen tolère nos amusements, mais ne s’en laisse pas conter et rappelle volontiers qui est le plus fort. Transitoires, car nous ne faisons que passer, humblement, sans rien déranger. Nomades, et aussi discrets que possible. Après chaque pas, nous espérons avoir disparu."
Marcher à Kerguelen, François Garde. Éditions Gallimard.
Photographies de Michael Charavin et Bertrand Lesort





Marcher à Kerguelen, extraits
Il y a 5 ans, jour pour jour, François Garde, Fred, Mika et moi, posions le pied sur les Îles Kerguelen pour un trek de 25 jours. De cette belle aventure est né un récit, écrit par François, publié une première fois en 2018 sans photos et paru en librairie le 8 octobre 2020 dans sa version illustrée.
Je vous propose d'en découvrir un court extrait chaque jour qu'a duré cette aventure.
« Lundi 23 novembre - 1er jour
Voilà. L’hélicoptère est reparti, a plongé sous les nuages et a disparu vers la baie de l’Oiseau.
Je me tiens au point le plus au nord de Kerguelen, au cap d’Estaing, sur une terrasse caillouteuse, encore un peu étourdi d’être passé en quelques minutes du confort bruyant du navire à ce promontoire silencieux, nu, minéral, étranger à toute histoire. Le vent, étonnamment, n’est pas au rendez-vous. Seules taches de couleur dans ce paysage gris, les rouges et les bleus des sacs à dos posés au sol.
(…)
La brume menace de descendre de la pointe où elle se cantonne. Je fais quelques pas, sans but, comme pour m’assurer de la réalité de ma présence en ces lieux. Mika et Bertrand photographient, avides, depuis le bord de la falaise. Fred piaffe d’impatience. »
François Garde, Marcher à Kerguelen, éditions Gallimard.

 


Marcher à Kerguelen, c'est parti !
Ça y est ! L'édition illustrée par mes photos et celles de Michael Charavin de Marcher à Kerguelen (François Garde, éd. Gallimard) est disponible dans toutes les bonnes librairies. Surtout celle de votre quartier, qui a besoin de vous pour vivre.


Salon de la Marine 2021
Comme beaucoup d'événements, le Salon de la Marine qui devait se tenir à Brest à l'été 2020 a été reporté à 2021.
Organisé conjointement par la Marine nationale, la ville et la métropole de Brest, et l'association des Peintres Officiels de la Marine (APOM), ce salon aura lieu de juin à septembre 2021, couvrant la période des fêtes maritimes internationales de Brest, elles aussi reportées en 2021.
J'ai l'honneur d'avoir été sélectionné pour exposer une oeuvre lors de ce salon et serai à cette occasion candidat au titre de POM ! À bientôt donc, sur les bords de la Penfeld !


Marcher à Kerguelen, édition illustrée
J'ai le plaisir de vous annoncer la parution le 8 octobre 2020 du récit de François Garde, Marcher à Kerguelen, illustré par les photos de votre serviteur et de Michaël Charavin prises lors de notre aventure commune en 2015.

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Albums-Beaux-Livres/Marcher-a-Kerguelen







Rétrospective Galerie 15
En attendant ma prochaine exposition à Toulon, à l'automne j'espère, la galerie 15 propose en mars une rétrospective des expositions qu'elle a accueillies depuis mai 2017. Quelques-unes des oeuvres de mon expo du printemps dernier (la Jetée du Lido) y seront présentées.
Je serai heureux de vous y retrouver à l'occasion du vernissage, le jeudi 7 mars à partir de 18:00.




2019
2019 est lancée et je profite de ce mois de janvier pour relooker mon site. Qu'en pensez-vous ?
Cette nouvelle année s'inscrira dans la dynamique d'une année 2018 très réussie. "La Jetée du Lido" à la Galerie 15 à Toulon et "Paysages de Kerguelen" à Voiron dans le cadre du festival "Livres à vous" ont rencontré un vif succès. En plus de la recherche de nouveaux lieux d'exposition pour ces séries , deux nouveaux projets artistiques devraient voir le jour dans les prochains mois. Je vous tiendrai au courant...
En attendant, je vous souhaite un excellent début d'année plein de belles choses. Bertrand L.